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Comte . Meuwly

Flower market and café-tower in Escher-Wyss Platz . Zürich

Comte . Meuwly .  Flower market and café-tower in Escher-Wyss Platz . Zürich (12)

Adrien Comte . Adrien Meuwly . student project at ETH Zürich, Studio Adam Caruso

The three elements of the project are defining a square directly facing the river, celebrating the starting point of a long walking path along it. They are formed by the repetition of a filigree steel structure, in relation to each specific condition: vertically to from a landmark tower-café visible from the adjacent elevated road, horizontally to cover the tracks area with a market hall activating the place in-between the passages of the trams, and finally longitudinally following the water steam to provide a swimming platform. The project is working with the ambiguity between architecture and its image, inspired by the ambivalence present in Bernd and Hilla Becher’s photographs. This duality was also to be found in the works of Henri Labrouste, in the difference in treatment between the public and the private parts of a building, or in the cast iron period Grands Magasins, which became direct references for the atmosphere of the project.
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3 thoughts on “Comte . Meuwly”

  1. L’architecte, même s’il n’a pas obligatoirement la tête politique, est confronté à la nécessité de s’interroger sur le sens de ce qu’il fait. Sur le cadre dans lequel il exerce. Sur le style qu’il élabore, et les valeurs qu’il représente. C’est pourquoi son travail est toujours une prise de position politique, car il interroge les normes, y compris celles du goût. Toute esthétique, comme disait Charles Baudelaire, est ainsi à la fois une morale et une politique — et inversement. Tout choix stylistique est une prise de position, un point de vue sur ce qui est, sur ce qu’on espère, sur ce qu’on refuse. C’est dire que quand un architecte entreprend de donner forme à sa perception, à sa compréhension du monde, et à ce qu’il souhaite en énoncer, il n’a pas pour projet d’être inoffensif, de conforter le consensus, mais de le mettre en perspective. Quand il ne dérange rien, ne fait porter aucune suspicion sur l’ordre en place, c’est que son architecture est fluet, sinon proche des techniques de la publicité ou de la communication. C’est ce qui apparaît dans les travaux de certaines stars de l’architecture contemporaine, qui s’inscrivent avec application dans une entreprise de consolidation des valeurs que les élites s’attribuent.

    De fait, l’architecte est un perturbateur, quelles que soient par ailleurs ses convictions politiques, quand il pratique effectivement son architecture, qui ne se résume ni à une technique, ni à un projet, et encore moins à la copie des modèles à succès. Parce qu’il est sommé d’interroger les représentations en cours, et de les confronter tant à leur vérité qu’à ce qu’il pense et ressent, il les fêle, les inquiète, et fait se lever la possibilité de réalités divergentes. Il propose un écart, un décadrage : c’est ainsi qu’il crée du désordre, littéralement, dans nos représentations, et suscite en nous des aspirations nouvelles. Ce dissensus-là est une joie, et une arme : l’architecture qui fait crisser comme insuffisant ou mensonger ce qui nous est présenté comme la seule vraie réalité possible commence à inventer l’avenir. Il ne peut pas changer le monde, mais il peut contribuer à rendre sensible la nécessité de le changer.

    Or qu’est-ce que représente ce projet à part une nostalgie du passé? C’était mieux avant c’est ça? S’agirait-il donc de reproduire les arches de Labrouste, sans forcément chercher à comprendre leur signification (historique et politique)?

    Les projets des étudiants de Caruso utilisent de bonnes références mais se perdent souvent en route, on ne peut anticiper le prochain tournant en roulant en marche arrière…

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