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Lacroix Chessex

Tour de bureaux et de logements . Chêne-Bourg

Lacroix Chessex . Tour de bureaux et de logements .  Chêne-Bourg (1)

Lacroix Chessex Architectes

Si la tour est une forme urbaine qui évoque avant tout la hauteur, son rapport au sol est essentiel au bon fonctionnement des programmes qu’elle reçoit. Les deux ailes qui la stabilisent ont un rôle prépondérant de ce point de vue. Elles matérialisent tout d’abord des articulations entre l’espace public principal de la halte et les flancs de l’immeuble. Elles signifient ensuite un appel pour le piéton, dans le but de lui indiquer la localisation des entrées.

L’aile nord qui permet de retrouver en partie l’alignement nord dicté par le plan localisé de quartier, constitue une avancée vers la voie verte et l’une des entrées de la gare. Elle dévoile, sous un porche abrité, l’entrée dédiée aux logements. Tournée vers l’échelle pavillonnaire, elle cherchera à être des plus domestiques. L’aile sud se détache de la verticalité de la façade sud pour entretenir un rapport privilégié avec la future place de la Gravière. Elles collaborent d’une seule énergie dans la définition d’un espace public de qualité.
Entre classicisme et souplesse, une intuition guide la recherche du langage architectural adéquat. Elle regarde d’un côté un mode de construction antique, propre à la pierre, dans lequel des piliers supportent des linteaux, qui compose avec des éléments d’une taille et d’une complexité réduite. Ce mode constructif est issu d’une nécessité structurelle, se focalise sur le plein pour ensuite générer l’ouverture. D’un autre côté, elle s’inspire d’une typologie plus récente, employant déjà la préfabrication en béton et suivant une dialectique différente puisqu’elle part de l’ouverture pour matérialiser un élément à la fois cadre et fenêtre. Ce mode constructif trouve son origine dans l’agrément qu’une ouverture dans un mur apporte à la qualité des espaces qui se trouve derrière.
Entre l’expression de la fenêtre et celle de la structure, l’élément conçu développe une échelle et une configuration qui se mesure à la taille des usagers qui habitent l’immeuble, tel une fenêtre, tout en cherchant à réduire le linéaire de joints soumis à une dégradation rapide. Sa forme en I évoque le pilier, réinterprète le linteau qui, fabriqué en béton armé, assume sans faiblir les porte-à-faux. Elle déporte les joints des lignes de force verticale et ménage de part et d’autre du pilier des ailes qui, selon leur largeur, implique une ouverture plus ou moins grande. Le classicisme réside dans l’articulation systématique de bases, de piliers et de linteaux pendant que la souplesse trouve son mode d’expression dans le déploiement différencié des ailes qui se trouve en retrait.

Localisation Chêne-Bourg
Date 2014
Type Concours – 5e prix
Surface utile 18’000 m²
Collaborateurs
Grégoire Martin
Julien Charmion-Henry
Celia Laserna
Gabriela Pratas
Vincent Blanc-Tailleur

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